Ligue 1 : le PSG remporte le Classique à Marseille et entre dans l’histoire

En s’imposant sur la pelouse de l’OM (2-0), le PSG a remporté sa 11e victoire en autant de journées. Mbappé et Draxler permettent aux Parisiens de compter huit points d’avance sur Lille, leur prochain adversaire.

Le match : 0-2

Au coup de sifflet final, les joueurs parisiens ont pu lever les bras, sur la pelouse de leur grand rival. En s’imposant lors du Classique (2-0), le PSG a frappé fort, très fort. Si elle éprouve des difficultés sur la scène européenne, l’équipe de Thomas Tuchel a confirmé qu’elle restait sans égale en Ligue 1, vivant une soirée de rêve au Stade Vélodrome.

 

Comment prétendre le contraire ? Avec son succès, le PSG a repris huit points d’avance sur son dauphin (Lille, son prochain adversaire), fait très mal à l’OM sur ses terres, poursuivi sa série d’invincibilité face aux Phocéens (voir ci-dessous), et est entré dans l’histoire en égalant le record de Tottenham datant de 1960, en remportant ses onze premiers matches de Championnat.

Dans un choc marqué par les choix forts des deux entraîneurs (voir ci-dessous), les occasions franches ont été chiches durant le premier acte. En première période, si Marseille a tenu la dragée haute aux champions de France, seul Di Maria a failli véritablement marquer dans le temps additionnel, mais sa frappe a été repoussée sur la ligne par Strootman (45e+1).

La seconde période a été d’un tout autre acabit. L’Argentin a fait briller Mandanda (46e), et les opportunités ont vu jour des deux côtés par Neymar, auteur d’un superbe numéro de soliste (56e), puis Payet (58e), dont le coup franc a été superbement détourné par Areola. Mais un joueur, sanctionné au coup d’envoi, a tout fait basculer. À peine entré en jeu, Kylian Mbappé a débloqué le match juste après l’heure de jeu (1-0, 65e).

Si l’attaquant (75e) puis Meunier (77e) ont ensuite buté sur Mandanda, l’OM aurait également pu égaliser. Mais Amavi a touché le poteau d’un tir de loin (79e), Mitroglou s’est vu refuser un but pour une faute litigieuse de Strootman sur Marquinhos (86e), et Draxler a finalement clos le suspense en toute fin de rencontre (2-0, 90e+5). À l’image du Championnat, où le PSG s’est déjà envolé bien loin de la concurrence.

 

Le joueur : Mbappé, de banni à héros

Surprise, au moment de l’annonce de la composition du PSG : Kylian Mbappé, le génie précoce, se retrouvait sur le banc des remplaçants, en compagnie d’Adrien Rabiot. La raison ? Pour être arrivés en retard à la causerie d’avant-match, les deux joueurs ont été sanctionnés par Thomas Tuchel, leur entraîneur. Au coup d’envoi, l’attaquant ne masquait pas sa déception, tout comme au retour des vestiaires après la pause. Mais Mbappé a un sacré caractère, et l’a encore prouvé. Entré en jeu à l’heure de jeu à la place de Choupo-Moting (62e), le champion du monde n’a mis que trois petites minutes pour faire la différence. Lancé en profondeur par Di Maria, l’ancien Monégasque a pris de vitesse Kamara pour remporter son duel face à Mandanda, d’une frappe croisée du droit (1-0, 65e). Dix minutes plus tard, le gardien s’interposait devant Mbappé. Mais qu’importe, pour ce dernier. Élu homme du match, il avait déjà fait l’essentiel.

Choupo-Moting titulaire, Mbappé et Rabiot remplaçants

Le fait : un choix tactique contre un choix d’autorité

Les deux entraîneurs ont réservé quelques surprises dans le onze de départ. Côté marseillais, alors que Florian Thauvin était apte et titulaire, Rudi Garcia a décidé de se passer de véritable attaquant de pointe et de faire permuter aux avant-postes Payet et Ocampos, lui aussi aligné. Mais les plus grandes surprises ont été parisiennes. Déjà privé de Thiago Silva, Cavani (blessures) et Kimpembe (suspension), Thomas Tuchel avait laissé sur le banc Adrien Rabiot et Kylian Mbappé, pour la raison évoquée ci-dessus. Finalement, entre ces deux coachings, c’est peut-être l’Allemand qui a été le plus inspiré. En frustrant Mbappé et en le faisant entrer en cours de match, il lui a permis de libérer toute sa rage et de débloquer la situation. L’OM, de son côté, a manqué d’un point d’appui devant, ce qu’a confirmé après la rencontre Adil Rami

seneweb

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