Le rappeur «Dof Ndèye» échappe aux policiers et laisse 1 kg de yamba derrière lui, son fan Seynabou Ndiaye arrêtée puis…

OFFRE ET CESSION DE DROGUE: Le rappeur «Dof Ndèye» échappe aux policiers et laisse 1 kg de yamba derrière lui, son fan Seynabou Ndiaye arrêtée puis relaxée par le tribunal

Seynabou Ndiaye a eu de la veine. Trainée, hier, devant le juge des flagrants délits de Dakar pour offre et cession de drogue, elle a été finalement relaxée, alors que le procureur avait sollicité 2 ans de prison ferme à son endroit. Fan du rappeur «Dof Ndèye», elle avait été arrêtée, alors que ce dernier et ses deux acolytes se sont enfuis à l’arrivée des policiers de Grand-Yoff dans une auberge de la place où ils se trouvaient en train de conditionner du yamba.

On a beau chasser le naturel, il revient toujours au galop. Tel est le cas chez le rappeur «Dof Ndèye». Djily Diallo à l’état civil, est un habitué du prétoire. En effet, il a été condamné à maintes reprises pour agression, entre autres délits, mais ne s’est toujours pas amendé. Malgré le fait qu’il ait dit à haute et intelligible voix à la télévision qu’il avait arrêté tout acte délictuel pour se reconvertir dans la musique, il a récidivé et a failli être de nouveau épinglé par la police. Dans le cadre de cette affaire, dans laquelle il est cité, il a résulté des débats tenus devant la barre que les éléments de la commune de Grand-Yoff avaient effectué une descente dans une auberge de la place. A leur arrivée sur les lieux, ils ont trouvé le caïd en compagnie de deux autres individus, en train de conditionner du chanvre indien dans l’une des chambres. Et à la vue des policiers, ils se sont échappés par la fenêtre de la pièce et ont escaladé le balcon en abandonnant le produit illicite sur place.
Ainsi, c’est la fille Seynabou Ndiaye, un fan du rappeur, qui a été interpellée. Lors de la perquisition des lieux, les agents ont découvert 1 kilo de chanvre indien et des paires de ciseaux qu’ils ont mis sous scellés. Interrogée, cette dernière, qui a reconnu avoir été sur le lieu du forfait, a nié la paternité de la drogue. Et pourtant, les agents ont déclaré qu’elle a l’habitude de fréquenter les milieux interlopes. N’empêche, elle a été déférée au parquet pour offre et cession de chanvre indien.
Devant la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar, où elle a comparu hier, cette mère de famille a encore adopté le même système de dénégation. «Comme je suis un fan de Dof Ndèye, quelqu’un m’a informée qu’il se trouvait dans cette auberge. C’est ainsi que je me suis rendue là-bas pour le voir et prendre une photo avec lui. Chose faite, il m’a demandé si je détenais ma carte d’identité, vu qu’il avait une fiche de parrainage. Je lui ai dit non. C’est là que les agents sont entrés et Dof Ndèye et les autres ont pris la fuite en laissant le yamba sur place. Je reconnais qu’ils ont saisi le yamba dans le salon, mais je ne sais pas à qui il appartient», a martelé la prévenue de 20 ans, Seynabou Ndiaye.
Du blabla, selon le procureur de la République, convaincu de sa culpabilité. Pour le représentant de la société, la mise en cause se confond en dénégations pour tromper la religion du tribunal parce qu’elle avait reconnu les faits qui lui sont imputés à l’enquête de police. Au regard de cela, le ministère public a requis à son encontre 2 ans d’emprisonnement ferme.
Cette conviction n’est pas partagée par les avocats de la défense, en l’occurrence Me Michel Ndong, qui estime qu’il n’y a pas de scellés de cette drogue, mais que ce sont les paires de ciseaux qui sont scellées et mentionnées sur PV. Lui emboitant le pas, Me Martin Diatta de renchérir que sa cliente a reconnu avoir été arrêtée dans la chambre où cette drogue a été retrouvée, mais elle a nié la détention et l’offre. A l’instar de son confrère, Me Diatta a demandé qu’elle soit renvoyée des fins de la poursuite sans peine ni dépens ou de la relaxer au bénéfice du doute. Les suivant, le tribunal a relaxé purement Seynabou Ndiaye.

 

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