LA RUSSIE MET EN GARDE LA FRANCE

La Russie se réserve le droit d’aider la Syrie à neutraliser les menaces terroristes, étant donné les actes de provocation auxquels procèdent les terroristes à Idlib.

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré, le samedi 27 octobre, lors d’une conférence de presse conjointe à Istanbul, que la Russie se réservait le droit d’aider la Syrie à neutraliser les menaces terroristes à Idlib.

« Nous voyons le gouvernement turc œuvrer pour faire sortir les terroristes et les armements lourds dont ils disposent de la zone démilitarisée d’Idlib, mais au cas où les groupes extrémistes continueraient leurs actes de provocation, la Russie se réserverait le droit de soutenir toute action ferme du gouvernement syrien pour neutraliser les menaces terroristes », a déclaré le président Poutine.

Il a rappelé comment l’aviation russe avait détruit, en deux mois et demi, une cinquantaine d’appareils volants qui avaient pour mission d’attaquer la base militaire de Hmeimim appartenant à la Russie.

Dans une autre partie de ses propos, Vladimir Poutine a déclaré que les participants au sommet d’Istanbul n’avaient pas discuté du sort de Bachar Assad, président syrien, car il s’agissait d’une initiative purement « contre-productive ».

« Il revient à la nation syrienne de déterminer le sort de son pays et de son leader. C’est la position de principe de la Russie. Mais pour cela, il faut rendre le terrain propice en prenant plusieurs mesures, dont l’ouverture d’un processus politique et la mise en place d’un comité constitutionnel », a réaffirmé le président russe.

Il a souligné qu’un comité constitutionnel devrait être formé en respectant le gouvernement légal de la Syrie. « Sinon, cela sera contre-productif », a-t-il ajouté.

Vladimir Poutine a jugé nécessaire la mise en place de la troisième partie du comité constitutionnel concernant les organisations sociales.

À noter que les deux premières parties du comité constitutionnel avaient été déjà formées avec le feu vert de l’opposition et du gouvernement syrien.

M. Poutine s’est dit optimiste quant à la mise en application du comité constitutionnel d’ici la fin de l’année en cours.

Le chef du Kremlin a déclaré que bien que le sommet d’Istanbul ne constitue pas une nouvelle forme de négociations, il pourrait toutefois accélérer et favoriser le règlement de la crise au profit de la Syrie.

Les présidents russe, turc et français, Vladimir Poutine, Recep Tayyip Erdogan et Emmanuel Macron, ainsi que la chancelière allemande, Angela Merkel, se sont réunis, le samedi 27 octobre dans l’après-midi à Istanbul en Turquie, pour discuter de la situation de la Syrie.

Dans un communiqué conjoint, émis à l’issue de leur sommet, les chefs d’État ont apporté leur soutien à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Syrie et se sont déclarés prêts à participer à la restauration de la paix et de la stabilité dans ce pays.

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