En 2010, Karim Mr 10%…En 2013, Sonko Mr 12%

C’est grave ce qui se passe au Sénégal. La corruption gagne les plus hauts sommets de l’état. Et ce sont souvent des responsables qui sont épinglés.

En 2010, les fameux Wikileaks avaient indexé Karim Wade comme étant la plaque tournante d’une corruption généralisée au Sénégal avec son appellation de Monsieur 10% en 2007 et 15% en 2010.

Et aujourd’hui, un autre homme politique, député de l’opposition est accusé dans l’exercice de ses fonctions de proposer ses services par le biais d’un cabinet extérieur et de « quémander » 12%…Il s’agit de Ousmane Sonko,  leader du Pastef.

Xibaaru vous replonge dans l’univers de ces truands républicains que sont Karim Wade et Ousmane Sonko

Karim Wade, Mr 10% en 2007 puis Mr 15% en 2010

Le journal français « Le Monde » du 09 décembre 2010 reprenait Les “mémos” du département d’Etat américains obtenus par WikiLeaks sur la corruption à Dakar. Et dans le chapitre concernant le fils de Wade, voici ce que les américains disaient de lui en le nommant “MONSIEUR 15 %”

«Alors que l’élection présidentielle sénégalaise est prévue en 2012, un diplomate français cité par un télégramme de l’ambassade américaine à Paris, daté du 2 février 2010, juge “crédible” le scénario d’une élection anticipée car, selon lui, “Wade réalise que ni lui ni Karim ne peut gagner en 2012 sans une fraude massive que le pays et la communauté internationale ne pourraient supporter”.

Karim Wade semble intéresser les Américains au moins autant que son père. Ils le considèrent comme séduisant mais impopulaire et prennent au sérieux sa réputation sulfureuse. “Karim est aujourd’hui surnommé ‘Monsieur 15 %’ alors qu’au début de 2007, on l’appelait ‘Monsieur 10 %’”, note malicieusement l’ambassadrice. Les diplomates français consultés par les Américains ne sont pas plus tendres.

Ousmane Sonko Mr 12%

C’est une révélation de taille faite sous forme d’accusation par Madiambal Diagne. Il a donné des faits précis avec des documents à l’appui sur les prises d’intérêt illégales d’Ousmane Sonko. Car en tant que fonctionnaire de l’Etat, il a créé une société de conseil en droit fiscal. Et pourtant la loi est claire : « Il est interdit à tout fonctionnaire, quelle que soit sa position, d’avoir soit par lui-même, soit par personne interposée, dans une entreprise soumise au contrôle de son administration »

Malgré cela, Ousmane Sonko se saisit de l’affaire du fameux Tf 1451/R. Et il file le marché à sa société Afrique tax and law advisor services (Atlas), constituée avec Ismaïla Ba. Et Sonko prend le soin de négocier sa commission avec les ayants-droit. Il espère  toucher sa part sur des indemnisations que l’Etat du Sénégal devrait payer suite à un litige foncier consécutif à des opérations d’aliénation dudit terrain.  Sonko demande alors 12% de commission. Selon Madiambal, Sonko espérait toucher la bagatelle de près de 11 milliards FCFA…

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