COUR D’ASSISES DE BAMAKO : UNE MINEURE TUE SON ENFANT DE 2 ANS ET INDIQUE QU’IL S’EST TRANSFORME EN SERPENT POUR DISPARAITRE DANS LA NATURE

UNE MINEURE TUE SON ENFANT DE 2 ANS ET INDIQUE QU’IL S’EST TRANSFORME EN SERPENT POUR DISPARAITRE DANS LA NATURE

La Cour d’Assises de Bamako vient de renvoyer à une prochaine session, le dossier de la jeune fille Aminata DEMBELE, inculpée de meurtre sur son en enfant de 2 ans. La Cour à travers ce renvoi   cherche des compléments d’information sur l’âge réel de l’accusée. A noter qu’au cours des enquêtes, l’inculpée a donné trois versions des faits différentes. La plus drôle d’entre elles, parle d’une disparition soudaine de son enfant qui se serait transformé en serpent.

Dans cette histoire qui ne connaitra son verdict que certainement lors de la première session de la Cour d’Assises de Bamako en 2019, il ressort que l’inculpée détestait son enfant   en ce sens qu’elle montrait des signes de négligence à son égard. En effet, courant l’année 2015, comme le précise l’arrêt de renvoi, dame Saran DEMBELE, ménagère, domiciliée à Koutiala au quartier Sincina, recrutait Aminata DEMEBELE, mineure âgée de 16 ans comme aide-ménagère avec une rémunération mensuelle de cinq-mille francs CFA. A l’époque, Aminata portait un nourrisson maladif âgé d’environ deux mois. Chaque fois que son enfant tombait malade, sa patronne s’occupait généreusement de ses frais médicaux sans la moindre déduction sur son salaire mensuel. Au fil du temps, cette dernière constatait un désintérêt de son aide-ménagère vis-à-vis de la santé fragile de sa progéniture. Ce qui avait valu des remontrances de celle-ci contre Aminata afin qu’elle s’occupe réellement de son enfant. Courant fin 2016, la patronne effectuait un voyage sur Bamako au cours duquel elle avait mis assez de temps. A son retour, elle constatait l’absence de l’enfant, à fortiori ses nombreux cris auxquels elle s’était habituée. Elle lui demandait alors les nouvelles de son enfant.

En réponse, Aminata lui laissait entendre que les parents du père de l’enfant étaient venus le chercher pour le ramener à leur village. N’étant pas rassurée par cette réponse spontanée de sa servante qui, elle savait peu intéressée au mieux vivre de l’enfant en question, portait l’affaire au commissariat de police de Koutiala.

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